Pour mon amie Mary, qui
lutte courageusement pour recouvrer la santé,
Elle vit bien loin de
chez moi Mary, mais je me sens tellement
proche, par notre amitié
Elle m'a un jour tendu
la main pour me faire de jolies pages sur
son site où quelques-uns
de mes poèmes sont
installés
On ne s'est jamais vue
seul notre amitié au delà de l'océan nous a
rapprochées.
Si je pouvais, je me
rendrais près d'elle pour la renconter et
pour la supporter
Qui sait un jour je me
rendrais peut-être en Sicile pour célébrer
notre belle amitié

J'ai peur j'entend en moi, toutes les fibres de
ma douleur crier
Je suis si seule comme abandonnée par le monde
entier
J'ai tellement froid, je voudrais qu'on vienne
me délivrer
Je souffre et il n'y a personne qui sache
comment me soulager
Je regarde autour de moi, chacun fait comme si
rien n'avait changé
J'entend chuchotter, mais le silence est bien
pire que toute la vérité
Je ne me reconnais plus, j'ai bien du mal à me
voir, à m'apprivoiser
Je sais qu'il faut que je lutte, mais c'est
difficile, le mal m'a ravagé.
Je vois de la tendresse dans les yeux des
personnes tendrement aimées
Je sens leur peur d'aborder le sujet de la
maladie qui ne cesse de me ronger
Je sais que même moi, les mots me manquent, je
ne sais comment m'exprimer
J'essaie d'être forte, mais je craque le soir,
dans mon lit, seule, je peux pleurer
Je sais que tout le monde fait tout en son
pouvoir pour me guérir, pour me soigner
Je vois bien qu'aucun effort n'arrête mes
parents mes ami(e)s, pour me supporter
Je ne voudrais décevoir personne, mais il
y a des jours où je suis tellement fatiguée
Je ne veux pas perdre le moral, ce n'est pas
facile le cancer ne veut pas me laisser
J'aurais tellement besoin de grands éclats de
rire, de plaisirs et d'une tasse de gaieté
Je voudrais bien que demain le soleil se lève
et que cette lutte soit enfin terminée
J'aimerais tellement prendre le temps de
regarder ma famille sourire et s'amuser
Je souhaiterais que le vie m'accorde encore le
bonheur et la joie de tout partager
Mais elle est toujours là cette peur quand j'entends
toutes les fibres de ma douleur crier
Je voudrais tellement pouvoir l'oublier, bien sûr
il y a bien des médicaments pour me soulager
Mais ils endorment aussi bien des sensations, j'ai
peur que la vie se passe et de la manquer
Je sais que demain ce ne sera pas facile, mais
je vais lutter, l'espoir et la foi, ne m'ont pas quittés.
Et non ce soir je ne dors pas, il fallait que je
me raconte tout ce qui m'habite pour continuer
Voilà c'est fait, j'ai rêvé un instant que
tout ce combat n'était qu'un rêve et pas toute ma réalité
Je ne comprend pas pourquoi tout ça m'est arrivé
si je le savais est-ce que je pourrais l'éviter
Il me faudrait bien dormir, il me faut me repose,
cesser de penser, demain c'est une autre journée
Tiens une brèche entre les rideaux me laisse
voir le ciel et ses effets rosés, le soleil s'est levé...
Je me sens en paix, mes angoisses de la nuit
vont s'éteindre, c'est enfin une nouvelle journée!
Je verrai bientôt la figure sympathique et
chaleureuse de toutes les personnes dont je suis aimée
Je profiterai de chaque instant passé auprès
d'elles, la chaleur de leur amour viendra me réchauffer...
© Lise
Maranda-Landry . Charlesbourg Québec.
Canada.
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